Jusqu’à présent, nous étions représentés par différentes Institutions Représentatives du Personnel.
Vous connaissez vos DP, CHSCT, CE, ces élus CGT proches de vous, à votre écoute, qui au quotidien vous défendent et ont des exigences fortes sur l’ensemble des sujets qui conditionnent votre vie au travail.
Il y a aussi au niveau national, le CCE (comité Central d’entreprise).
Lors, des prochaines élections, ces instances, DP, CHSCT, CE vont disparaitre et seront regroupées en une seule instances : le Comité Social et Economique (CSE).
Ce CSE pour lequel nous sommes appelés à voter est une instance unique de représentation du personnel, issue des ordonnances Macron qui détruisent le code du travail mais aussi notre modèle social. (Temps travail, précarisation, sécurité sociale,retraite…).
Alors, que depuis des mois, des salariés, des gilets jaunes, rouges, blouses blanches, roses… sont dans la rue pour exprimer leur colère, pour revendiquer un véritable progrès social, l’amélioration des conditions de vie et de travail, pour l’augmentation du Smic, des salaires, des points d’indice et des pensions, pour la défense et le développement des emplois, du potentiel industriel et des services publics, etc.*
Alors, que depuis des mois, souffle une soif de démocratie, afin de compter dans sa vie de citoyen mais, également, sur son lieu de travail..
A la CGT nous disons, nous souhaitons que vous y preniez toute votre place.
Vous allez dire : « comment prendre ma place ? » c’est simple, en nous donnant desi dées sur par exemple :
Je mettrais bien une action en place avec mes collègues au sein de mon service,
comment faire ?
Ce qui se passe aujourd’hui dans mon service, est ce normal ?
Je souhaiterais juste avec des informations ?
Je souhaiterais participer à l’élaboration du projet de la CGT, puis je la contacter ?
Le représentant de proximité, cela a l’air intéressant, est ce que je pourrais le devenir, moi ?
Oui, autour de toi, il y des collègues syndiqués, des élus qui sont la CGT et quipourront discuter, trouver des solutions et t’apporter des réponses et construire.
Nous devons être ensemble pour défendre nos droits, notre liberté.
LA CGT VOUS INFORME SUR LE CSE
#UneAutreMacifEstPossible
#LaCgtQuiDAutre
Concrètement, les ordonnances disent quoi ?
Moins de 11 salariés : mise en place d’un CSE ;
De 11 à 49 salariés : le CSE assume seulement les fonctions de DP (soumettre
toutes les réclamations individuelles et collectives à l’employeur) ;
Au moins 50 salariés : le CSE fusionne les fonctions de CE, DP et CHSCT ;
Au moins 300 salariés (entreprises ou établissements) : mise en place d’une
Commission de Santé, Sécurité et des Conditions de Travail.
Le nombre d’élus, titulaires et suppléants et les droits syndicaux seront définis par accords, nous le rappelons, et seront négociés avec les organisations syndicales.
Les élus sont répartis dans les commissions habituelles qui sont maintenues (économique, formation, information et aide au logement des salariés, égalité professionnelle, marchés des fournitures, prestataires et services etc.).
(*) Cette loi permet de mettre en place des représentants de proximité. Qui sont-ils ?
Désignés par le CSE, leur rôle et les moyens impartis seront eux aussi à négocier. Pour la CGT, ils sont là pour recueillir la parole des salariés au plus proche de leur lieu de travail et il est indispensable de gagner des représentants qui se trouvent au milieu des collègues. C’est essentiel pour répondre aux réalités des établissements, des services
et être au plus proche des acteurs de terrain c’est-à-dire VOUS, pour porter vos revendications.
Votre syndicat CGT est bien là, plus en forme que jamais. Sa force, c’est son activité, sa
combativité, son refus de régression sociale car une autre MACIF avec un statut socialde haut niveau est possible.
Ne laissez pas l’employeur décider pour vous de la manière dont doivent être défendus vos droits.
Ce qui se passe et va se passer demain, dans le cadre de la négociation des accords mais aussi sur le devenir des salariés, dépend de nous tous.
C’est notre responsabilité collective, nous ne pouvons laisser faire le patron. Et avec la CGT défendons notre avenir.
Nous voyons bien aujourd’hui, les conséquences de la signature par deux organisations syndicales, des accords MSG dans notre vie au travail quotidienne.
Mais, ce n’est pas une fatalité, d’autres choix sont possibles, voyons aujourd’hui, des SCOP comme les thés 1336, les madeleines Jeannette qui se sont battus pour éviter la liquidation de leur entreprise et qui en ont pris la gestion. Ils ne se sont pas laissé faire. Ils ont dit STOP. Et cela fonctionne.
Alors, les négociations qui ont commencé, notamment sur l’accord de méthodologie, mais aussi les droits pour l’organisation syndicale, donc pour vous, sont importantes pour être au plus proche de vous demain.
Nous demandons des droits pour aller à votre rencontre mais aussi des droits pour que vous puissiez vous rencontrer sur ou hors votre lieu de travail, des droits et des moyens pour avoir des représentants de proximité les plus nombreux possible.
Les ordonnances Macron ne trouvent rien de mieux que de centraliser les instances du personnel quand les salariés auraient besoin qu’elles soient renforcées.
Clairement, il s’agit d’une attaque visant à affaiblir le monde du travail.C’est la démocratie ouvrière et syndicale
qui est méprisée, bafouée.
C’est à dire votre parole libérée du lien de subordination.
AINSI :
Les ordonnances Macron, qui ont considérablement affaibli la protection des salariés,fusionnent 3 instances (DP, CE, CHSCT) en une seule (CSE). Elles fixent un seuil minimum du nombre d’élus qui, s’il était appliqué en l’état, le diviseraient par 2.
Les droits sont donc beaucoup moins garantis par le code du travail.
Les ordonnances Macron ajoutent que la négociation peut permettre d’augmenter le nombre d’élus au CSE et de bâtir les droits de futurs représentants de proximité(*).
Qui dit négociations, dit discussions entre l’employeur et les représentants des salariés que sont les organisations syndicales.
Si la vision de la direction est toujours celle qui prévalait à l’époque de JM Raby, alors son but est clairement de diminuer les droits et donc les moyens pour les élus. Cette diminution des droits syndicaux constituerait une arme supplémentaire au service d’un employeur qui, depuis belle lurette, s’acharne sur le statut social.
Diminuer les droits syndicaux, c’est donc diminuer les droits des salariés. En conséquence, lutter pour ces droits, c’est lutter pour garantir une meilleure défense des salariés. Et pas seulement….
Les activités sociales et culturelles nécessitent un investissement important et permettent bien souvent aux collègues de bénéficier d’activités trop chères en dehors de ce cadre.
Cela signifie qu’il va falloir se battre car ces droits sont d’abord ceux des salariés et lorsque le nombre d’élus diminue, ce sont les salariés qui sont moins défendus. Tous les collègues qui se sont tournés vers la CGT le savent ; pour leur apporter l’indispensable soutien, il faut des droits.