DECLARATION CGT représentants de proximité Nord Ouest

Il était une fois une entreprise où il faisait bon vivre…elle s’appelait France Telecom. Nous passerons sur les étapes de privatisation pour aller droit au but: la réorganisation des conditions de travail. Le but? Le départ de 40000 salariés, des restructurations et des changements de métiers, des mobilités contraintes, un management autoritaire, des fermetures de sites, la disparition du dialogue social, tout cela mené tambour battant sous un seul mot d’ordre:Time To Move au nom du profit et du développement commercial.

Les résultats ne se font pas attendre pour les salariés: perte de sens au travail, souffrance, dépressions, démissions, suicides, face à une direction indifférente aux alertes des organisations Syndicales et des salariés. 

Cette situation résonne douloureusement à nos oreilles, comme un écho à ce qui est mis en place dans une autre entreprise où il faisait bon vivre…. La Macif.

Comment ne pas faire le rapprochement quand la direction met en avant la quantité au détriment de la qualité de service, quand la Macif ferme des sites et des agences, quand la Macif pousse vers la sortie des salariés qu’elle a rendu malades, quand la Macif, soucieuse d’un baromètre social en berne, explique à ses salariés qu’ils n’ont pas compris les questions, quand la Macif impose des phrases passerelles et des postures face aux sociétaires. Le dernier baromètre semblerait meilleur, mais pour qui? Les questions étaient tournées de manière à ce qu’il soit difficile de répondre négativement: quand on demande si l’ambiance entre collègues est bonne, bien entendu que les collègues répondent qu’ils sont d’accord, c’est d’ailleurs ce qui leur permet le plus souvent de tenir. Vous vous donnez bonne conscience en regroupant des réponses pour qu’elles semblent positives. Visiblement, nous ne rencontrons pas les mêmes salariés. 

On robotise, on complique les process, on instaure une pression sur les chiffres.

Le résultat est le même: perte de sens, démotivation, dépressions, absentéisme, vagues de démissions, tentatives de suicide, suicides, là aussi devant une direction sourde aux alertes.

Alors, on en est là, non content de rendre malades les salariés, aujourd’hui les plus fragiles d’entre eux risquent aussi leur vie? Qu’attendez-vous pour mettre la bienveillance au cœur de vos préoccupations? N’avez-vous pas compris que des salariés bien traités sont nettement plus productifs et présents? Là où certaines entreprises mettent en place la semaine de 4 jours, la Macif impose les 35 heures et le travail du samedi, là où certaines entreprises réduisent l’amplitude horaire, la Macif impose l’accessibilité entre 8h et 20h avec des plannings toujours plus contraignants et incompatibles avec la vie privée, là où certaines entreprises remettent la relation de proximité avec leurs clients, la Macif met en place la mutualisation et le faire faire. Tout en exigeant des salariés l’exemplarité en matière d’écoute et d’empathie. Mais les salariés eux, quand les écoute-t-on?

La course au profit n’est pas une fin en soi et ne peut à terme que desservir l’entreprise. La Macif, ce sont les salariés qui la construisent, jour après jour. Les élus CGT seront toujours à leurs côtés pour dénoncer les dérives et combattre la maltraitance au quotidien.

 

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Une réaction

  1. La Macif… C’était une entreprise de l’économie sociale avant non ? Là on a l’impression qu’on est plutôt dans l’économie du social.

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