Le 19 février CSE MACIF SAM
Nous souhaiterions revenir sur la NAO qui s’est clôturée par la signature de deux organisations syndicales pour une Augmentation Générale de 1,3%, avec un plancher mensuel net de 30 euros pour les plus bas salaires ; nous sommes vraiment loin des attentes réelles des salariés travaillant tous les jours pour ramener le chiffre d’affaire.
Quant aux mesures complémentaires, il ne s’agit pas de salaire, l’abondement ne profitant qu’à ceux qui ont les moyens d’épargner, donc loin d’être la majorité des salariés.
Difficile pour un salarié en classification 3B ou 4A gagnant 1800 euros net d’entendre que l’employeur propose un meilleur abondement, alors qu’il est à découvert le 10 du mois, voici le vrai quotidien de ceux qui travaillent d’arrache pied pour l’excellence relationnelle.
La CGT n’a cessé depuis le début de ces négociations d’insister sur l’importance d’une augmentation générale conséquente afin de rattraper les années d’inflation qui ont créé une perte de revenus toujours plus importante.
Malgré des conditions de travail toujours plus dégradées et un salaire de moins en moins décent, la Direction persiste à mettre en péril le budget des salariés qui pourtant s’investissent sans compter, et les résultats de notre entreprise le prouvent.
Le paradoxe dans tout cela, c’est le discours constant de la Direction se targuant d’avoir atteint chaque année ses objectifs économiques, sans aucun retour auprès des salariés.
30€ net par mois, ce n’est pas une augmentation, c’est du mépris !!
Cette politique de l’entreprise a de lourdes conséquences :
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La précarisation des salariés que vous nommez Nouveaux Talents qui peinent à joindre les deux bouts,
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Le turn over avec ses conséquences sur le budget du CSE, Macif évasions et de la MPPM.
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L’atteinte à la motivation générale en lien avec le mauvais équilibre entre les exigences de l’employeur et la revalorisation salariale,
Force est de constater que tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne.
La Direction en est bien consciente puisqu’elle refuse de fournir aux élus ainsi qu’à l’expert, le montant des salaires et de la rémunération variable des hors statuts.
La presse professionnelle s’est d’ailleurs fait l’écho des montants pour le moins vertigineux des rémunérations perçues par les principaux dirigeants et de leurs augmentations, loin, très loin de celles “généreusement” accordées aux salariés.
La CGT, par respect du travail des salariés, a refusé de signer cet accord honteux et indigne des valeurs de l’entreprise pourtant revendiquées en permanence par la direction.