Déclaration des élus CGT MACIF AU CSE concernant la Fin de la période transitoire

 Voici la déclaration des élus CGT Macif  au CSE  du 23 septembre

 

Au sujet de la fin de la période transitoire, il est nécessaire de faire un petit rappel, car contrairement à ce que les signataires ont laissé entendre aux salariés pour justifier la signature du NMS, le choix du choix n’existe pas

 

Le temps de référence de l’entreprise est de 35h pour tous et ce depuis le 1er janvier 2019.

Pour faire passer la pilule, les organisations syndicales signataires et la Direction se sont accordées pour une période transitoire de 3 ans, prolongeable 2 ans après négociation. 

Finalement, au bout des 3 ans, la Direction a annoncé la couleur « nous ne sommes pas ici pour négocier, mais pour vous informer de notre décision » : donc aucune négo, et exit la prolongation !

 

La Direction veut maintenant boucler le dossier à marche forcée, en imposant la compensation financière au maximum de salariés. 

Tout est fait pour dissuader les salariés d’opter pour le temps partiel à 90%, et par conséquent d’imposer la compensation financière, avec des plannings qui génèrent une multitude de contraintes pour les temps partiels et ne prennent en compte que les intérêts de l’entreprise.

De plus, tous les impacts sont loin d’avoir été identifiés, et nombre de questions restent sans réponse : or, la Direction exige une réponse au plus tard le 29 septembre !

Et pour ceux qui malgré tout choisiraient le temps partiel, c’est un véritable chèque en blanc qu’elle leur demande de signer.

La CGT revendique :

 

  • de reporter la date butoir à laquelle le salarié doit rendre sa décision, afin qu’il ait toutes les réponses à ses questions 

Une paritaire à ce sujet devant avoir lieu le 7 octobre, nous demandons que toutes les réponses y soient apportées, et qu’à minima,  la date butoir soit reportée à fin octobre.

 

  • de ne pas comptabiliser les temps partiels dits “période transitoires” dans le quota des 10%, pour ne pas durcir les conditions d’acceptation ou de renouvellement des autres temps partiels

 

Pour la CGT le passage en 2019 aux 35h est une aberration sociale. Cela va à l’encontre de l’intérêt  des salariés et ne se justifie pas, ni au regard des choix de l’entreprise sur le développement du faire faire et des nouvelles technologies, ni au regard de la santé financière de l’entreprise.

 

Au regard de la crise sanitaire que nous avons traversée, la question de la place du travail dans nos vies, des nouvelles habitudes de travail, de la durée du travail doit se poser. Voulons-nous que demain, nos vies ne soient rythmées que par le travail, la pression du résultat, la performance, la vie à travers des échanges impersonnels d’ordinateur à ordinateur ?… Quelle place pour notre temps libre, pour les associations, pour la vie privée/vie pro, si chère aux yeux de la Direction dans les textes mais pas dans la pratique ? Nous le voyons bien, être privés de liberté, privés de loisirs et de temps pour vivre ne permet pas une vie épanouissante. N’y a-t-il pas là matière à réfléchir sur la conception de la vie que nous souhaitons et plus largement de quelle société humaine avons-nous tous besoin ?
Nous demandons donc à l’entreprise de ne pas tenir qu’un discours de façade sur la QVT et sur sa volonté d’être un employeur de référence, mais de l’être réellement. 
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