SOUFFRANCE AU TRAVAIL A LA MACIF : LA COUPE EST PLEINE

 

 

Depuis des années maintenant les élus CGT alertent la direction de la Macif de la dégradation des conditions de travail dans l’entreprise entraînant stress, malaises et arrêts maladie à répétition.

Malgré les nombreux avertissements reçus par les élus , les remontées de terrain et les alertes de l’inspection du travail, la direction reste sourde et maintient une politique managériale violente, de contrôle des salariés et de flicage au quotidien.

Pour mémoire en 2018 inspection du travail avait mis en demeure la direction de la Macif concernant les conditions de travail dégradées des téléconseillers du CRC de Seine ESSONNE.
Des managers, suite à l’intervention d’inspections du travail ont été et sont déplacés pour cause de comportements déviants mettant en danger la santé mentale des salariés.

Chaque fois la direction minimise et trouve un poste bien au chaud pour cacher la misère.

Managers qui, bien souvent, ne font qu’appliquer la politique managériale voulue et impulsée par la direction.
Chaque fois la souffrance des salariés victimes est niée et c’est bien souvent en dépression ou en arrêt maladie de longue durée qu’ils terminent leur carrière à la Macif ou quittent l’entreprise en saisissant les prud’hommes et en allant devant les tribunaux pour obtenir justice et réparation.
De nombreuses fois en instance les élus CGT au CHSCT ou lors des CSSCT sont intervenus preuves à l’appui.
Ils ont fait remonter les revendications des salariés concernant leurs conditions de travail dégradées par la pression commerciale et un management violent et parfois humiliant.

Des articles de presse relatant la souffrance au travail des salariés à la Macif se sont multipliés.

Dernièrement, dans un livre intitulé « Souffrance en milieu engagé » Pascal Russo passe en revue les violents changements actuels dans l’entreprise et leurs conséquences sur la santé des salariés.
Il est question notamment du management de la performance mis au point par la direction et des conséquences directes sur les conditions de travail des salariés.

L’employeur trouve systématiquement des parades en faisant appel à des cabinets extérieurs comme stimulus pour le cas de Seine Essonne par exemple sans jamais ne tenir compte des préconisations qui lui sont faites.

Aucune remise en cause sérieuse de la politique managériale.
Aucune décision à la hauteur pour améliorer les conditions des salariés et écouter leur souffrance.
Tout au plus l’aménagement des salles de pause avec des baby-foot et le choix laissé aux téléconseillers de la déco de la cuisine.

UNE VASTE BLAGUE

Parce que les salariés s’étaient mobilisés suite à la scandaleuse augmentation du président Montarant en se rendant au siège à Paris et à Niort, exigeant des réponses de la direction concernant les conditions de travail à la MACIF , la direction acculée, avaient accepté d’aborder le sujet et promis des réunions avec les syndicats.

Cette fois la peur avait changé de camp preuve que lorsque nous sommes ensemble mobilisés nous changeons le rapport de force.

IL FAUT QUE NOUS SOYONS UNIS ET SOLIDAIRES
SOLIDAIRES avec tous nos collègues en souffrance.
L’inspection du travail vient d’interpeler la direction pôle sud est concernant les conditions de travail des nouveaux embauchés sur la plate-forme de Marseille.
Dans un courriel adressé aux élus CGT et à l’inspection du travail ils décrivent un management violent et inhumain emprunt de domination et de soumission.

Extraits :

Depuis cette intégration, j’ai eu le sentiment, partagé par mes collègues toujours présents pour le moment, d’être traitée comme une souris de laboratoire.
Les managers/formateurs/tuteurs n’ont cessé de nous juger, de nous contrôler et d’être dans le harcèlement. La formation est un prétexte pour mieux sermonner et conditionner.
En plus d’être observée sur chaque détail, le management se fait par la terreur et le copinage. »

Dès leur arrivée dans l’entreprise le ton est donné. Il faut que les salariés obéissent au doigt et à l’œil ; ils sont malmenés maltraités.
Les élus CGT ont réagi de suite mettant en place une réunion CSSCT exceptionnelle et demandant des explications et des actions.
L’inspectrice du travail était présente lors de cette réunion.
Elle vient de rappeler dans un courrier adressé à la direction ses obligations de résultats en matière de sante au travail des salaries.
Extraits
« Je note votre engagement d’ouvrir une enquête pour harcèlement et une enquête risques psychosociaux « 

La situation est grave, très grave .

Vos élus CGT vont prendre une fois de plus la responsabilité car ils ne croient plus depuis longtemps aux résultats des enquêtes menée par la direction.
Chaque fois la direction gère en douce ces épisodes ; mutant les managers, les collègues, s’arrangeant dans les couloirs et avec ses tours de passe-passe finit toujours par s’en sortir.
Ce que vivent nos collègues dans une entreprise soi-disant sociale et solidaire est insupportable et inadmissible.
Voilà comment la direction traite les salariés pour avoir toujours plus de profit et de développement dans son entreprise.
Pendant que la direction parle valeurs mutualistes et solidarité à tout va dans les médias, dans sa communication interne, elle met en place un management de souffrance et de contrôle
Vous n’êtes pas seuls.
Ensemble nous pouvons faire changer les choses et l’employeur le sait bien
il faut se battre, faire remonter les situations de souffrance aux élus, faire des droits d’expression, des grèves localement.

Les élus CGT seront toujours à vos côtés
Relevons la tête
N’acceptons plus de nous faire traiter comme cela.
Ne restez pas isolés
Alertez vos représentants CGT
Protégez vous les uns les autres
Restez soudés et unis
Ne nous laissons plus faire
Relevons la tête.
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